Taxe de séjour 2026 à Mers-les-Bains et au Tréport : qui collecte, comment, et ce qui change
Une collectivité différente selon la rive de la Bresle, une taxe additionnelle départementale depuis le 1er janvier 2026, des règles distinctes pour les meublés classés et non classés : le mode d'emploi pour les loueurs des Villes Sœurs.
La taxe de séjour est l'impôt le plus discret de la location de vacances. Le voyageur la paie, la plateforme la collecte souvent, la collectivité la perçoit. Le loueur, lui, a parfois l'impression de ne pas être concerné. C'est une erreur : il reste responsable de la bonne application du tarif, de la déclaration et, dans bien des cas, du reversement.
Aux Villes Sœurs, le sujet a une particularité géographique : Mers-les-Bains et Le Tréport se font face de part et d'autre de la Bresle, mais ne relèvent pas du même circuit de perception. Et depuis le 1er janvier 2026, une taxe additionnelle départementale s'ajoute dans la Somme comme en Seine-Maritime. Voici ce que chaque loueur doit savoir.
Le principe#
La taxe de séjour (articles L2333-26 et suivants du Code général des collectivités territoriales) est due par les personnes qui séjournent à titre onéreux dans un hébergement touristique et qui ne sont pas domiciliées dans la commune. Elle finance les dépenses liées à la fréquentation touristique : promotion, accueil, équipements.
Elle est instituée par une collectivité (commune ou intercommunalité), qui en fixe les tarifs dans les limites légales, par catégorie d'hébergement.
Le loueur, l'intermédiaire ou la plateforme qui encaisse le prix du séjour collecte la taxe et la reverse à la collectivité selon un calendrier fixé par celle-ci.
Qui perçoit, aux Villes Sœurs#
Selon le document publié pour 2026 par la Communauté de communes des Villes Sœurs :
- La Communauté de communes des Villes Sœurs institue, collecte et recouvre la taxe de séjour sur son territoire, dont Le Tréport et Eu. Elle en reverse 75 % aux communes.
- Certaines communes, dont Mers-les-Bains et Ault, ont délégué la perception à un syndicat mixte. Pour un loueur de Mers-les-Bains ou d'Ault, l'interlocuteur et parfois les modalités ne sont donc pas les mêmes que pour un loueur du Tréport.
Premier réflexe : identifiez la collectivité qui perçoit la taxe pour l'adresse exacte de votre logement, et consultez son barème et son calendrier de déclaration en vigueur pour 2026.
La nouveauté 2026 : la taxe additionnelle départementale#
Les départements de la Seine-Maritime et de la Somme ont institué une taxe additionnelle départementale, fixée à 10 % du montant de la taxe de séjour, entrée en vigueur le 1er janvier 2026.
Elle n'est pas une taxe à part pour le loueur : elle s'ajoute au tarif et suit les mêmes règles de collecte, de déclaration et de reversement. Concrètement, une taxe de séjour de 1,00 € par personne et par nuit devient 1,10 €.
Mettez à jour vos tarifs sur vos annonces et sur votre site de réservation directe si vous en avez un.
Meublé classé ou non classé : deux régimes#
Meublé de tourisme non classé. La taxe est calculée au réel : un pourcentage, compris par la loi entre 1 % et 5 %, du coût de la nuitée par personne (hors taxes), plafonné au tarif le plus élevé adopté par la collectivité. Pour un logement de standing loué à un prix élevé, le montant peut être conséquent.
Meublé de tourisme classé. La taxe correspond à un tarif fixe par personne et par nuit, voté par la collectivité pour chaque catégorie d'étoiles. Aux Villes Sœurs, la Communauté de communes applique aux meublés classés un régime au forfait : le montant dû se calcule sur la capacité d'accueil multipliée par le nombre de jours d'ouverture et le tarif, diminué d'un abattement qui croît avec la durée d'ouverture (de 0 % en dessous de 31 jours à 50 % au-delà de 360 jours). Le loueur déclare alors sa période d'ouverture, et non chaque séjour.
Le choix entre ces régimes ne se fait pas : il découle du classement. C'est une raison de plus, avec l'abattement fiscal de 50 % au micro-BIC, d'envisager le classement de votre meublé.
Le rôle des plateformes#
Lorsqu'une plateforme encaisse le paiement pour le compte d'un loueur non professionnel, elle collecte la taxe de séjour et la reverse directement à la collectivité. Pour les hébergements non classés, elle applique le taux de la commune.
Trois points de vigilance :
- vérifiez que la plateforme applique le bon tarif et la bonne catégorie à votre logement ;
- pour un meublé classé au forfait, assurez-vous de ne pas faire collecter une taxe au réel en plus de votre déclaration forfaitaire ;
- pour les réservations directes (site personnel, clients fidèles, virement), c'est vous qui collectez, déclarez et reversez.
Le loueur doit en outre tenir un état récapitulatif des séjours, pour faciliter les contrôles.
Les exonérations#
Pour la taxe perçue au réel, sont notamment exonérés :
- les personnes mineures ;
- les travailleurs saisonniers employés dans la commune ;
- les personnes bénéficiant d'un hébergement d'urgence ou d'un relogement temporaire ;
- les occupants de locaux dont le loyer est inférieur à un montant fixé par la collectivité.
Le lien avec l'enregistrement#
Depuis la loi Le Meur, tout meublé de tourisme doit être déclaré et enregistré sur le téléservice national, opérationnel depuis mai 2026, et son numéro doit figurer sur les annonces. Les collectivités croisent de plus en plus ces informations avec les déclarations de taxe de séjour : un logement enregistré mais absent des déclarations attire l'attention.
Ce que fait AMARYM pour les loueurs des Villes Sœurs#
Notre agence du Tréport gère des locations de vacances au Tréport, à Mers-les-Bains et à Eu. Dans le cadre de notre service de location saisonnière, nous prenons en charge :
- l'identification de la collectivité compétente et du barème applicable à chaque logement ;
- le paramétrage des plateformes et la vérification des montants collectés ;
- la collecte et la déclaration pour les réservations directes ;
- le suivi du classement, qui détermine le régime de la taxe.
Ces tâches sont incluses dans la Conciergerie Intégrale, notre formule de délégation complète. Copilot Investisseurs, notre solution plus légère, s'adresse aux investisseurs qui gèrent eux-mêmes une partie de leur location.
Vos questions.
Qui paie la taxe de séjour ?
Le voyageur. Le loueur, ou la plateforme qui encaisse le paiement, la collecte pour le compte de la collectivité et la reverse. Le loueur reste responsable de sa bonne déclaration.
Qu'est-ce que la taxe additionnelle départementale ?
Une taxe qui s'ajoute à la taxe de séjour intercommunale. La Somme et la Seine-Maritime l'ont instituée au taux de 10 % de la taxe de séjour, à compter du 1er janvier 2026.
Les mineurs paient-ils la taxe de séjour ?
Non. Pour la taxe perçue au réel, les personnes mineures sont exonérées, ainsi que notamment les travailleurs saisonniers employés dans la commune et les personnes hébergées en urgence.
Vous louez aux Villes Sœurs ?
AMARYM prend en charge la gestion de votre location, taxe de séjour comprise. Rendez-vous sur notre page Conciergerie à Mers-les-Bains ou à notre agence du Tréport.
Sources et références
- Destination Le Tréport-Mers, « Taxe de séjour 2026 » (document de la Communauté de communes des Villes Sœurs, mise à jour novembre 2025)
- Code général des collectivités territoriales, art. L2333-26 et s. (taxe de séjour) et L3333-1 (taxe additionnelle départementale)
- Ministère de l'Économie, « Taxe de séjour : quelles sont les règles ? » (janvier 2026)
- Code du tourisme, art. L324-1 (classement) et L324-1-1 (déclaration et enregistrement)
AMARYM, SARL au capital de 20 000 €, RCS Amiens 821 752 052, carte professionnelle CPI 80032016000011009 « Transaction » et « Gestion immobilière » délivrée par la CCI Littoral Hauts-de-France, garantie financière 220 000 € GALIAN-SMABTP, RC professionnelle GALIAN-SMABTP. Article d'information générale ; les tarifs applicables sont ceux votés par la collectivité compétente.


