Rénover un logement loué à Dieppe en 2026 : les aides et leviers fiscaux pour les bailleurs
MaPrimeRénov' rouverte après une suspension, certificats d'économies d'énergie, éco-prêt, déficit foncier, statut du bailleur privé : ce qui existe vraiment en 2026, et comment l'enchaîner pour sortir un logement des classes F ou G.
À Dieppe, beaucoup de bailleurs se trouvent face au même calendrier : les logements classés G ne peuvent plus être loués à l'année depuis le 1er janvier 2025, les F ne le pourront plus au 1er janvier 2028, et les loyers des uns et des autres sont gelés depuis 2022. Pour les propriétaires d'appartements dans les immeubles de la Reconstruction ou de maisons anciennes du centre et du Pollet, la question n'est plus de savoir s'il faut rénover, mais comment le financer.
L'année 2026 a été agitée pour les aides : MaPrimeRénov' a été suspendue en début d'année, faute de budget voté, puis a rouvert avec la promulgation de la loi de finances. Voici ce qui existe réellement pour un bailleur, et comment combiner les leviers.
Avant tout : recalculer le DPE#
La première économie est gratuite. La réforme du calcul du DPE au 1er janvier 2026 a modifié le coefficient de conversion de l'électricité, et fait gagner une ou deux classes à de nombreux logements chauffés à l'électricité. Le ministère a estimé à environ 850 000 le nombre de logements sortis des classes F et G grâce à cette seule réforme.
L'ADEME propose un service en ligne qui recalcule un DPE existant selon la nouvelle méthode, à partir de son numéro. Si votre logement passe de G à F, ou de F à E, votre calendrier de travaux change complètement.
MaPrimeRénov' en 2026#
Le contexte. Le guichet a été suspendu en début d'année 2026, dans l'attente du vote du budget, puis a rouvert à la promulgation de la loi de finances. Le budget 2026 est de 3,6 milliards d'euros, comparable à celui de 2025. Les dossiers déposés fin 2025 ont pris du retard.
Les bailleurs y ont accès, avec des montants qui dépendent de leurs revenus et de la nature des travaux, et en contrepartie d'un engagement de location du logement en résidence principale pendant une durée fixée par la réglementation de l'Agence nationale de l'habitat.
Deux familles de travaux :
- les gestes par gestes : remplacement d'un système de chauffage, isolation d'une paroi, menuiseries, ventilation ;
- la rénovation d'ampleur, qui combine plusieurs travaux d'isolation et vise un gain de plusieurs classes. Elle exige un rendez-vous préalable avec un conseiller France Rénov' et un accompagnement.
Le point de vigilance : les délais. Le versement de l'aide peut intervenir longtemps après le dépôt du dossier. Un projet doit être finançable même si l'aide arrive tard.
Les certificats d'économies d'énergie#
Les certificats d'économies d'énergie (CEE), versés par les fournisseurs d'énergie sous forme de primes, financent une partie de nombreux travaux : isolation des combles, des murs, des planchers, pompes à chaleur, chauffe-eau thermodynamique. Ils sont cumulables avec MaPrimeRénov' dans certaines limites.
Règle essentielle : la prime doit être demandée avant la signature du devis. Un devis signé avant l'engagement du fournisseur d'énergie fait perdre la prime.
L'éco-prêt à taux zéro#
L'éco-prêt à taux zéro finance sans intérêts des travaux de rénovation énergétique, pour un logement achevé depuis plus de deux ans et occupé à titre de résidence principale, y compris par un locataire. Il est accordé par les banques ayant signé une convention avec l'État, sur présentation des devis d'entreprises qualifiées RGE.
Les leviers fiscaux#
Le déficit foncier. En location nue au régime réel, les travaux d'entretien, de réparation et d'amélioration sont déductibles des revenus fonciers. S'ils dépassent les loyers, ils créent un déficit foncier imputable sur le revenu global dans une limite annuelle (hors intérêts d'emprunt), le surplus étant reportable sur les revenus fonciers des dix années suivantes. Ce plafond a été temporairement relevé pour certains travaux de rénovation énergétique faisant sortir un logement des classes E, F ou G : vérifiez avec votre expert-comptable la période et les conditions applicables.
Le statut du bailleur privé. Créé par la loi de finances pour 2026, il permet, sous conditions, d'amortir un logement loué nu en contrepartie d'un engagement de neuf ans à loyer plafonné. Dans l'ancien, il suppose des travaux d'au moins 30 % du prix d'acquisition dans un immeuble collectif. Il concerne donc surtout les acquisitions avec rénovation lourde.
Le régime réel en meublé. Pour un logement loué meublé, les travaux d'amélioration s'amortissent, ce qui réduit le résultat imposable des années suivantes.
Enchaîner les leviers : un exemple à Dieppe#
Un deux-pièces de 45 m² dans un immeuble de la Reconstruction, chauffé par convecteurs, simple vitrage. DPE de 2023 : G. Le locataire a donné congé.
- Recalcul du DPE 2026 : le logement passe en F. Il pourrait être reloué, mais seulement jusqu'au 1er janvier 2028, loyer gelé.
- Audit et devis : remplacement des convecteurs par des radiateurs à inertie, chauffe-eau thermodynamique, double vitrage (avec accord de la copropriété sur l'aspect des menuiseries), ventilation hygroréglable.
- Prime CEE demandée avant signature des devis.
- MaPrimeRénov' sur les gestes éligibles, en fonction des revenus du bailleur.
- Régime réel : le reste à charge est déductible et crée un déficit foncier.
- Résultat visé : classe D, location sécurisée au-delà de 2034, et loyer de relocation réévalué.
En parallèle, si la façade et la toiture de l'immeuble sont en cause, le bailleur a intérêt à soutenir les travaux collectifs en assemblée générale : c'est souvent là que se joue le gain de classe le plus important.
Ce que fait AMARYM pour les bailleurs dieppois#
Notre agence de Dieppe accompagne les bailleurs dans la gestion locative de leurs logements, et dans leur mise à niveau énergétique avec GAMO, notre offre de rénovation énergétique pour continuer à louer :
- recalcul du DPE et diagnostic de la situation ;
- plan de travaux priorisé, chiffré avec des artisans qualifiés RGE ;
- montage des aides dans le bon ordre : CEE avant signature, MaPrimeRénov', éco-prêt ;
- calendrier calé sur le bail : travaux entre deux locataires ou en accord avec le locataire en place ;
- articulation avec la copropriété grâce à AMARYM Le Syndic.
Une fois le logement rénové, il est géré en Gestion Traditionnelle, notre formule dédiée à la location à l'année.
Vos questions.
Un propriétaire bailleur peut-il bénéficier de MaPrimeRénov' en 2026 ?
Oui. Après une suspension en début d'année, le dispositif a rouvert avec un budget de 3,6 milliards d'euros. Les bailleurs y sont éligibles, sous conditions et avec un montant qui dépend notamment des revenus. Pour une rénovation d'ampleur, un rendez-vous préalable avec un conseiller France Rénov' est obligatoire.
Les travaux de rénovation sont-ils déductibles des loyers ?
En location nue au régime réel, les travaux d'entretien, de réparation et d'amélioration sont déductibles des revenus fonciers. Ils peuvent créer un déficit foncier imputable, dans une certaine limite annuelle, sur le revenu global.
Faut-il attendre le départ du locataire pour faire les travaux ?
Ce n'est pas obligatoire, mais c'est souvent plus simple. En cours de bail, le locataire doit permettre l'accès pour les travaux d'amélioration et de mise en conformité, après information préalable du bailleur sur leur nature et leurs modalités.
Vous louez un logement à rénover à Dieppe ?
AMARYM vous propose un diagnostic gratuit : DPE recalculé, travaux prioritaires, aides mobilisables. Rendez-vous sur notre page Gestion locative à Dieppe ou à notre agence de Dieppe.
Sources et références
- BailFacile, « MaPrimeRénov' : le guide des bailleurs pour accéder aux aides en 2026 »
- CAPEB, « MaPrimeRénov' : réouverture du guichet à la promulgation de la loi de finances 2026 »
- Code général des impôts, art. 31 (charges déductibles), 156 (déficit foncier), 31 I-1° i et j (statut du bailleur privé)
- Loi n° 89-462 du 6 juillet 1989, art. 6, 7 et 17
- Me Virginie Pejout-Chavanon, « Le nouveau statut fiscal du bailleur privé depuis la loi de finances 2026 »
AMARYM, SARL au capital de 20 000 €, RCS Amiens 821 752 052, carte professionnelle CPI 80032016000011009 « Transaction » et « Gestion immobilière » délivrée par la CCI Littoral Hauts-de-France, garantie financière 220 000 € GALIAN-SMABTP, RC professionnelle GALIAN-SMABTP. Article d'information générale ; AMARYM n'exerce pas d'activité de conseil fiscal.





